BNS 0 %, BCE 2,50 % : l’écart de taux qui pèse sur le franc
4 min de lecture · mis à jour le 26 septembre 2026
Deux chiffres résument une partie du nouveau décor monétaire : 0 % pour le taux directeur de la BNS et 2,50 % pour le taux de dépôt de la BCE. Ce différentiel ne suffit jamais à prévoir le CHF/EUR, mais la BNS elle-même cite le creusement des écarts de taux parmi les éléments ayant accompagné la dépréciation récente du franc.
Un différentiel désormais très visible
Le 10 septembre, la BCE a relevé ses trois taux directeurs de 25 points de base, portant le taux de dépôt à 2,50 %. Deux semaines plus tard, la BNS a laissé son taux à 0 %.
Toutes choses égales par ailleurs, un rendement plus élevé peut rendre une devise plus attractive. Dans la réalité, les flux de refuge, l’inflation, la croissance, l’énergie et la géopolitique peuvent dominer ce mécanisme.
La BNS fait elle-même le lien
Dans sa conférence du 24 septembre, la BNS indique que le franc a perdu environ 3 % en valeur pondérée par le commerce extérieur depuis son précédent examen et que ce recul est allé de pair avec le creusement des écarts de taux entre les grandes zones monétaires et la Suisse.
C’est donc un facteur documenté. En revanche, attribuer chaque mouvement intraday du CHF/EUR à ce seul écart serait excessif : la causalité à très court terme reste souvent multiple.
La lecture Pellop
Pour le frontalier, ce différentiel est une toile de fond, pas un bouton acheter/vendre. La bonne question reste : où se situe le taux maintenant par rapport aux derniers jours, et combien de temps reste-t-il avant l’échéance en euros ?
À retenir : L’écart BNS-BCE aide à expliquer la pression récente sur le franc, mais il ne prédit pas le prochain mouvement. Pellop le traite comme un facteur macro de contexte.
Sources utilisées
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