Inflation : 0,8 % en Suisse, 3,2 % en zone euro — pourquoi l’écart compte

5 min de lecture · mis à jour le 27 septembre 2026

La divergence d’inflation est devenue spectaculaire : la BNS relève 0,8 % en Suisse en août, tandis qu’Eurostat mesure 3,2 % dans la zone euro. Cette différence contribue à expliquer pourquoi la BCE resserre sa politique alors que la BNS peut rester à 0 %.

Deux zones, deux pressions inflationnistes

Eurostat a confirmé une inflation annuelle de 3,2 % en août dans la zone euro, contre 2,9 % en juillet. L’énergie a apporté 1,29 point de pourcentage à l’inflation annuelle.

En Suisse, la BNS relève une inflation de 0,8 % en août. Elle juge que la pression inflationniste à moyen terme n’a que légèrement augmenté et prévoit 0,7 % en moyenne sur 2026.

L’énergie est le trait d’union

Les deux banques centrales surveillent l’énergie, mais le point de départ n’est pas le même. La BCE a relevé ses taux en septembre en expliquant que le conflit au Moyen-Orient entretient les pressions inflationnistes.

La BNS constate elle aussi une hausse liée aux produits pétroliers, mais estime toujours son inflation dans la plage de stabilité des prix.

Le prochain rendez-vous

Eurostat prévoit son estimation flash de l’inflation de septembre le 2 octobre. Après 3,2 % en août, cette publication sera suivie pour ce qu’elle peut changer aux anticipations de taux en zone euro.

Pour Pellop, c’est du contexte macro : la décision de conversion reste fondée sur le taux observé, la météo et l’échéance réelle du frontalier.

À retenir : La Suisse et la zone euro ne vivent pas le même épisode inflationniste. Cette divergence nourrit l’écart de taux BNS-BCE et devient une donnée centrale pour comprendre le CHF/EUR.

Sources utilisées

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